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Mis à jour le jeudi 27 avril 2017 

 
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II. Aide sociale

 

Concevoir l’aide sociale isolément serait irresponsable et tiendrait plus d’une volonté - déjà trop présente – de substituer à ce droit un régime d’assistance.

Construire des mécanismes d’aide sociale suppose donc une mise en perspective transversale des problèmes causés par les déficits de la protection sociale et des dispositifs visant à solidariser l’accès au bien être.
L’action doit porter parallèlement sur plusieurs domaines et doit mobiliser un maximum d’acteurs reconnus pour leur implication dans les réseaux cohérents.
La valorisation des actions organisées dans ce cadre coordonné et solidaire passe aussi par l’adhésion et la défense des principes de droits. La région doit faire face à l’ampleur de certains problèmes comme le taux de suicide, la santé mentale, la mobilité des jeunes dans des zones bien délimitées, le manque de structure de répit,….

Nous saluons depuis la dernière législature l’émergence de structures de vigilance (observatoires divers, coordinations accrues, intérêt pour la cohésion sociale,,…) mais nous souhaitons également voir émerger, dans la foulée, des dispositifs structurels qui rencontrent les situations problématiques observées en y incluant une approche de genre.

Concrètement, nous demandons :

La valorisation des fonctions de coordination des services sociaux généralistes travaillant en association avec d’autres partenaires. A travers ce travail de prise en compte holistique des besoins des personnes, la qualité du contact et du travail social avec les usagers sera renforcée. Mais ce travail plus transversal demande du temps de concertation, de coordination, d’échange, d’analyse et de relais qui n’est pas suffisamment soutenu.

Dans ce contexte urbain qui rend le travail social plus confrontant, le suivi des travailleurs sociaux, leur accompagnement nécessite des dispositifs de soutien des travailleurs. La prise en considération et le financement de programmes d’accompagnement, d’intervision, d’analyse et de rapport alimentant études et réflexions sur les besoins sociaux devrait aussi être inscrite dans les textes.

A travers de différents dispositifs de concertation, nous attendons des pouvoirs régionaux qu’ils portent le débat aux autres niveaux de pouvoir pour ce qui concerne les conditions d’accès aux différents régimes de droits de la Sécurité sociale, se faisant ainsi écho de la population bruxelloise particulièrement touchée à certains égards.

Revalorisation des subventions à tout le secteur ambulatoire santé et social afin de permettre une meilleure prise en charge de la situation globale des personnes fragilisées.

Dans l’objectif d’améliorer et d’harmoniser les pratiques au niveau de l’Aide médicale d’urgence, inciter à l’utilisation des "bonnes pratiques", en mettant en avant que cette utilisation représente un meilleur respect du droit aux soins de santé pour les personnes en séjour irrégulier, mais aussi un impact positif pour les CPAS en terme d’allègement de charge de travail et donc de coût.

Par « bonne pratique », nous entendons, au minimum :
- L’utilisation d’une carte santé valable trois mois renouvelable donnant accès à un médecin généraliste et une pharmacie. Le médecin généraliste étant chargé de l’accès à la deuxième ligne (médecin spécialiste, examens,..) sauf dans trois domaines : dentisterie, pédiatrie, gynécologie.
- Que les délais légaux soient respectés (30 jours), mais que dans les situations d’urgence, il existe une possibilité de prise en charge immédiate à charge des CPAS avec possibilité de régularisation ultérieure.
- Que pour les personnes sans papiers, il y ait d’office une présomption de situation d’état de besoin, puisque c’est une des conditions d’intervention des CPAS et que, par définition, cette population ne peut bénéficier d’aucun revenu légal.
- Raccourcissement des délais de paiement : celui des CPAS vers les prestataires de soins (médecins, hôpitaux,…) et celui de l’Etat fédéral vers les CPAS et, dans les deux cas de figure, une simplification des procédures.

L’offre de soins devra tenir compte des différentes approches culturelles du corps, de la santé et de la maladie. En ce qui concerne les femmes, les descriptions de leurs réalités de vie, des études de cas et leurs témoignages directs permettront aux intervenants psycho-médicaux et politiques d’élaborer des programmes adaptés et efficaces et qui plus est de mettre en relief « les obstacles structurels auxquels se heurtent les femmes qui tentent de contrôler les déterminants de leur santé mentale et de modifier leurs comportements ».

Pour faire face aux violences conjugales subie par une femme sur cinq, le MOC revendique une augmentation des infrastructures d’accueil, des programmes de tous les intervenants sociaux et du personnel de police.

Une revendication particulière issue de la complexité institutionnelle bi-communautaire : nous demandons la reconnaissance des services sociaux mutualistes au même titre que les services sociaux privés, dans le cadre des décrets bruxellois.

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