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Mis à jour le jeudi 27 avril 2017 

 
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Les dispopsitifs d’insertion socioprofessionnelle

 

Le grand nombre de demandeurs d’emploi faiblement qualifiés justifie le maintien et le renforcement du dispositif d’insertion socioprofessionnelle organisé par ACTIRIS en partenariat avec Bruxelles-Formation, le V.D.A.B. et les associations bruxelloises de formation.

Le M.O.C. demande qu’un maximum de demandeurs d’emploi peu qualifiés ait accès aux formations qualifiantes. Cet accès doit être conditionné à un authentique travail d’orientation et assorti d’un accompagnement conséquent incluant, le cas échéant, la possibilité d’une réorientation. Ce travail doit inclure l’égalité d’accès entre hommes et femmes à toutes les formations proposées en RBC (Bruxelles Formation, ISP, EFPME et EPS). Une évaluation est nécessaire en cette matière. Si tel n’est pas le cas, intensifier les accompagnements n’a aucun sens. Les formations doivent par ailleurs être avant tout ciblées sur les fonctions sensibles et typiquement urbaines (par exemple les assistants de prévention et de sécurité, la sécurité, l’horeca, les emplois de proximité, la rénovation urbaine et le personnel soignant).

Des places en insertion socioprofessionnelle doivent être accessibles aux personnes en voie de régularisation administrative.

Depuis 1999, le gouvernement bruxellois a fortement augmenté les politiques de lutte contre l’analphabétisme et l’illettrisme à travers un ambitieux « plan bruxellois pour l’alphabétisation » qui a permis l’ouverture de 2000 places supplémentaires en alpha. Ce plan doit être élargi au secteur de l’insertion socioprofessionnelle. Cet effort reste encore insuffisant par rapport aux demandes. Ces politiques doivent donc être intensifiées et leur financement consolidé. Dans ce cadre, il est important de répondre aux besoins spécifiques de femmes qui parfois ne peuvent accéder à l’alphabétisation et à la culture que dans des lieux qui leur sont réservés. Le refinancement de la Communauté Française doit par ailleurs conduire à un financement correct des mouvements et associations d’éducation permanente, leur permettant d’accueillir leur public dans un environnement adapté et de développer un travail de qualité. Une attention particulière sera par ailleurs portée à la problématique d’alphabétisation en entreprise.

Étant donné que le bilinguisme est demandé dans la plupart des offres d’emploi, il faut augmenter encore le nombre de formations en langues (notamment en néerlandais) et inciter les demandeurs d’emploi à apprendre la deuxième langue nationale. En même temps, il faut qu’Actiris fasse un screening des postes relatifs à des compétences réelles, tout en évitant la surqualification.

La légitimité et les moyens des actions d’insertion professionnelle seront accrus par :

La définition en commun, par les acteurs de terrain et les pouvoirs subsidiants, des critères d’une agréation accordée aux opérateurs de formation dont la qualité de travail s’impose.

La mobilisation de fonds de garantie pour pallier les retards de liquidation des subventions du Fonds Social Européen.

Le rôle des Missions Locales

Elles ont fait souvent la preuve de leur contribution positive à la coordination des acteurs de terrain, à la planification souple et démocratique des objectifs et à la médiation entre le pouvoir public régional, les acteurs de terrains et les intéressés. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer aux opérateurs de formation mais constituer un point d’appui pour les pratiques associatives et un relais pour les exigences légitimes que formule le pouvoir politique en matière d’objectifs et de normes.

Le M.O.C. se réjouit que les compétences des Missions Locales aient fait l’objet d’une ordonnance régionale s’articulant autour des missions suivantes : l’accueil, l’orientation, la détermination professionnelle, la guidance psychosociale individuelle, la recherche de créneaux d’emplois, l’expérimentation de filières de formation innovantes. Les Missions locales doivent stimuler et coordonner un partenariat souple plutôt qu’une structure hiérarchique. A cet égard, le MOC reste vigilant par rapport aux critères d’évaluation employés. Il demande que les Missions locales puissent développer un travail spécifique en articulation avec celui des antennes décentralisées d’ACTIRIS.

Le MOC souhaite que la Région soutienne et étende des initiatives favorisant l’avenir professionnel dans les quartiers, telle celle de la mission locale de Molenbeek à toutes les missions locales. Ces initiatives doivent intégrer les différents aspects favorables à l’intégration des femmes sur le marché du travail (garde d’enfants, alphabétisation, formations, familles monoparentales….)

La déclaration du gouvernement fédéral de mars 2008 promet une régularisation des travailleurs sans papiers. L’emploi étant l’un des critères, la région doit donner les informations juridiques aux travailleurs des missions locales afin qu’ils puissent aider les personnes dans leur recherche d’emploi en tenant compte des contraintes liées aux diverses situations administratives des candidats à la régularisation.

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